samedi 14 juillet 2018

La résidence de Nicolas Daubannes

Elle s'inscrit toujours dans le cadre des préoccupations climatiques des Rias.
Où à la fois l'art est moyen d'appréhension du monde, c'est-à-dire
d'acquisition de connaissances propices à la conception d'interventions
le plus efficaces possibles et d'action.






                                       


vendredi 13 juillet 2018

le travail de Nicolas

Informations du 13/17/2018

A nos lecteurs...

Ce blog "Parcours d'art "est toujours porteur des données  pratiques  nécessaires  pour  s'engager  à pied sur un trajet de plus de 15km. Il y a même possibilité de tirer carte et balisage - ce pour le trajet  extérieur. Par contre,  pour les oeuvres en salles aux Barraques (oeuvres de Sébastien  Camboulive,  Pablo Garcia, Didier Tallagrand, augmentées en bibliothèque/EPN  (Espace Public  Numérique) des  publications éditées par Les Rias (et répertoriées à la BNF.)  Bientôt publication d'une liste en  cours de constitution qui devrait être rapidement augmentée d'une  dizaine de  nouveaux  titres  en   attente  d'édition (plus  de 200 auteur(e)s en ouvrages individuels ou  collectifs... Ateliers  divers... Ouverture  expositions  mardi de 16 à18h,  vendredi  de  17 à  19h,  éventuellement  les   lundis  et   jeudis  après - midi  en s'adressant à la mairie. Le  mieux : tel au 0676577070 pour prendre rendez-vous pour visi-te guidée et/ou  inscription pour ateliers d'écriture textuelle, plastique ou gestuelle... préparant  à la lecture...

jeudi 5 juillet 2018

Ete 2018

1. Pour répondre à de multiples demandes sur le Parcours d'art  ou Sentier des Rias 


1. 1. circuit externe balisé : départ Ponton de Tallagrand : - pour y accéder quitter la D21 peu après la Pierre plantée pour aller, à droite en montant,  vers le" village." 

Jouxtant la station d'épuration totalement biologique, le ponton "En attendant la mer", de Didier Tallagrand, tête de réseau numérique du Parcours d'art. Un film  à  regarder du ponton,  construit en face de ce Bois du Four  riche en fossiles  marins,  classé au patrimoine  géologique de l'UNESCO (cf article  sur site communal). En passant au village, arrêt à la très belle église  romane du  11ème siècle. En  bout du village  tourner  deux  fois  à  droite  pour  monter  à  Combier.   Eolien s et  orgues   de    Martine    Diersé, oeuvre artistique  posant  de  plus  de s questions    d'ordre   sociologique  .  Continuez   jusqu'à   la   D21   ; la   suivre   vers  l'ouest.  Avant  d'arriver  à  Cluac d'où  vous  apercevez  Le  Gerbie r et  le  Mézenc, prendre à gauche,  un chemin de terre   qui   tourne   vite   à droite a près  une  maison, et  d'où  vous  apercevez  les  Alpes,  pour  descendre   jusqu'à  la source de la Dunière "Mouvances", une stèle de Martine Diersé d'où vous pouvez entendre la mer... Vous pouvez ensuite continuer ce chemin  balisé si vous aimez et pouvez marcher.

 De Rossignol, après traversée de la Dunière, continuer vers la D21 en admirant Dounon  au passage et les grandes mares à droite. A la Pierre plantée, prendre  la  petite route qui prolonge  la  descente,  jusqu'au Carrefour des Résistances de Régine Raphoz,ces totems qui sont la 1ère oeuvre  artistique  mise  en  place, renvoyant aux diverses formes de résistance dont s'enorgueillit ce territoire. De là,  remonter aux Baraques  pour voir les oeuvres  en  salles - oeuvres de Sébastien  Camboulive, Pablo  Garcia, Didier Tallagrand et très bientôt Nicolas Daubannes (ce pour les arts visuels, les oeuvres écrites des nombreux adhérents et amis des Rias - toutes déclarées à la Bibliothèque  Nationale de France, sont évidemment lisibles... 

Ouverture les mardis de 16 à 18h30, vendredis de 17 à 19h, éventuellement lundi et jeudi après-midi en vous adressant à la mairie, le mieux,  dans tous les cas,  étant de  communiquer par SMS avec le 0676577070  pour  prise  de  rendez-vous et  visite  guidée (attention, les portables ne passent guère en haut du hameau des Baraques) donc on ne peut vous répondre le mardi après 16h et vendredi après 17h (A la rigueur, essayer à ces heures là,  le 0475580957. 

1.2. Découverte en plus de l'activité "Ecriture" des (diverses formes d'écriture, et  "publication" des Rias  et, de plus,  les  recherches en cours : 

1.3.- recherches artistiques, 

en arts plastiques, visuels, écritures,?  En cadre danse avec les images"  ( peut-être projet 2019 avec un   professionnel...)

  2. Calendrier de l'été 2019 hors ces  activités d'écriture et débats continus : 

 2.1. Arts plastiques en cadre des structures  d'art  départementales  et des partenariats avec le PNR des Monts d'Ardèche et  le département .   En ce cadre : 

- Résidence de Nicolas Daubannes  (projet "L'île des pélicans") (toujours sur fond - aussi - des - préoccupations climatiques de l'association) du 31 juillet au 9 ou 19 aôut. 



  VERNISSAGE LE 9 aôut 
à partir de 16h30, en présence de l'artiste 
et de nos partenaires.



Ou donc nous  conjuguons le muséal  (permanent) et  (l'évène-mentiel  (19 aôut par exemple...) tout  en  réfléchissant à leurs  relations  et aux  effets  de celles-ci  suite à la lecture d'un très  intéressant article de Thierry Raspail, directeur de la Biennale 
de Lyon.  
 (où nous sommes plus proches de notre réflexion philosophique)


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.    Journées du patrimoine les 15 et 16/09/2018...  

| Les oeuvres artistiques des Rias  ayant été inscrites au  patrimoine européen  de l'art contemporain  du  XX1  ème siècle.
Suivi  à  vérifier  avec le travail de Camboulive en 2017 et  celui  de  Nicolas  Daubannes en cours de réalisation.
.CF les deux textes demandés par nos partenaires sur le travail de Nicolas Daubannes. textes de Jacqueline Cimaz retenus par Nicolas...    


                              I. L’enfermement bombardé 
                                 pAR  Nicolas Daubannes

                   L’enfermement ?
                  Ce sur quoi il travaille depuis toujours.
               Et même l’enfermement à la puissance 2 ou 3, l’enfermement 
               dans l’enfermement...
               Pourquoi ?    A chacun ses réponses suivant son histoire…

 On pourrait ainsi évoquer ces bateaux gravés en tour rochelloise près du  bord de mer qui n’est bleue comme celle de Nicolas, mais verte en haute vague transparente se dressant avant de s’enrouler puis avancer  en blan-che écume,  pétillante entre mémoire de liberté &  échappée à l’enferme-ment...  Comme  graffiti en prison de  Mataro  sur laquelle a  récemment travaillé Nicolas Daubannes … Les prisons, l’enfermement pourquoi ?
Par delà les pêcheurs, les sous-mariniers, la mise à la question des prisons par Daubannes, se    peut égrainer : Mataro, Barcelone, Bram,  Argelès,La  Junquera, où   souffrirent  et périrent tant de rescapés de la Retirada fuyant  la mort et  les  tortures des troupes franquistes… Quand  si une  mère et ses   enfants se parlaient en  catalan dans la rue & étaient entendus, la mère avait toute  chance   de se retrouver en camp et les enfants en orphelinat …
De ces camps, combien de personnes ont ensuite  été déportées  à Ausch-witz - Birkenau. Cf en notre département- l’Ardèche,  ce  camp de Chomé -
rac  où ont été enfermées  femmes espagnoles,  enfants et  vieillards.
Question  jamais  posée  à  Nicolas, mais  cette  impression forte   et dura-ble que ce travail  sur  les  prisons   s’enracine  dans  un  passé  familial  ou simplement local très fort, quand les réfugiés de la Retirada fuyant Franco étaient mis en camps français. Argelès, l’eau saumâtre, ce médecin fusillé devant femmes et enfants, ces juifs  en  transit, avant  déportation  à  plus ou moins longue échéance vers les camps allemands de la mort...
Tous ces artistes qui, comme Pau Casals ou Joan Miro ne voulaient re tour-ner  vivre en Catalogne espagnole tant que Franco  serait au  pouvoir, ce qui n’excluait  quelques visites - en toute clandestinité
Comme si Nicolas griffait la matière pour faire disparaître ce passé, certes, mais aussi, à l’inverse  pour le faire resurgir afin de tenter de  le compren-dre et faire comprendre . Mais ne serait-il  réducteur d’en rester là ? 

L’approche de la prison par Nicolas ne se limite au social et à l’histoire, mê-me si  sans doute elle l’intègre- comme  inconscient collectif & histoire collective.  L’approche  de  Nicolas se  présente plutôt, en son relatif   silence, comme une approche  plus  philosophique, ontologique, loin de tout mysticisme.
De  projet  en   projet,  d’une exposition à  l’autre,  des  réflexions  qui  évo-luent  avec   les  lieux, les  problématiques.  Une histoire et des profondeurs qui stimulent réflexion et création, interrogent  l’indicible, opacifient l’inac-ceptable , rejettent, comme  mutilante  et/ou  castratrice, l’hospitalisation  elle-même…
Un fond commun : la prise en considération de cette population punie  par la  situation carcérale, dans sa  diversité - du  prisonnier  politique  qui, malgré  les  sévices, tire  sa  force  de l’appartenance à une collectivité  rebelle et debout – au  petit  voleur  ou   à l’assassin qui, différemment,  exprime néanmoins ses rebellions intimes.
Comme si en cette  diversité  s’érigeaient de  nouvelles pratiques généra-ratrices de nouveaux liens, de valeurs  et de  savoirs  inédits inhérents à ce  micromonde, en   opposition  à  la  règle, comme  ceux,  exposés  à  Angle  prouvant   que  par-delà   la   confection  collective  de  repas  se  construi- sait  un   micromonde   en  lequel  la   possibilité   gagnée   de créer,  aussi   modeste  soit-elle,  ouvrait  un   étroit  espace   de  liberté  et   reconstruc-tion   collective,  et/ou   individuelle,  de  soi(s) secret(s).
Où Nicolas, l’artiste, ne se contente pas de recenser, mais  s’immergeant en  cet  univers  d’essais &  pratiques, valorise ingéniosité et recherches, aussi  modestes soient-elles,  mais  auxquelles l’art va  donner sens et consistance inaliénables, irréductibles à un anecdotique évènementiel.
D’où les  questions sur l’effet d’un enfermement  climatique montant : va-t-il uniformiser devant  la menace, un  monde de  prisonniers   et  gardiens, de pauvres  et de richissimes, permettre à  ceux  qui ont le plus  et le  pouvoir,  de s’en sortir seuls ?  A tous de périr ?  Ou à l’ingéniosité de petits  poucets - même hors normes usuelles - d’inventer  - ensemble- une double   issue locale et maline à cet enfermement enfermé ?
Un questionnement sur l’humanité, sur une «essence humaine» dont  on ne sait toujours dire si elle est interne à l’individu isolé ou externe  à  chacun, « déposée en l’ensemble des rapports sociaux »…Comme en ce texte de Marx sur Feuerbach (manuscrits de 48) qui a  tant fait  travailler des générations de philosophes.
Ou, vue l’urgence, affirmation libertarienne  d’existences en quête de Vie ---  « hasta la muerte ».
Où  l’art  de Nicolas Daubannes tente d’appréhender- en situation extrême là - même doublement extrême,  les réponses possibles bien que peu probables, d’une humanité endurcie en quête de survie.Un enfermement carcellaire comme source de savoir-faire et comportements  utiles aux résistances  à l’enfermement climatique ?
       -                                                                Jacqueline  Cimaz  (texte  lu   
                                                   par Nicolas  Daubannes et qui lui a parlé) 

Premier texte de Jacqueline Cimaz sur le travail prévu en résidence par Nicolas Daubannes,texte issu d'échanges qui, de même, ainsi mis en mots, a plu à l'atiste  qui s'est senti entendu. Comme si ces deux textes officialisaient la compréhension de son projet artistique en ces lieux pas ou peu connus. Nicolas sera là le 19 août. La puissance de l'écrit. Un écrit pouvant évoquer, rappeler donc  ceux, faits avec un doigt en sable mouillé  du camp d'Argelès, vite effaçables 

2. Plan de travail précis,  programmé par l'artiste .

L'autre texte : d'après description orale par Nicolas, de la réalisation concrète de son oeuvre, en trois ou cinq temps. Comme si, encore, il fallait à l'artiste la preuve qu'il avait bien  été entendu en sa description d'un projet... Projet qui donc était  audible et compréhensible... Un jour, il sera bon de réfléchir et écrire, autrement que nous l'avions fait en bibliothèque sur guerres et exodes, vécus et transmission générationnelle...  cf "Bissextile et qui noxe? " Libre écriture/ poétique à trois voix en bibliothèque."  (Editions Les Rias.) L'autre texte donc où création >= conception nourrie par derrièe la procédure savante manifestement conçue, étayée, mise en oeuvre, et dont la surface polie n'exclut le renouvellement et/ou l'assurance entre béquilles et ailes... 

Prévue par Nicolas Daubannes, une 
démarche en réalisation des  oeuvres constitutives de 
l'île des pélicans : 

- 1.projection d'étincelles (métal chauffé), différent donc des  travaux antérieurs où il s'agissait de poudre de fer aimantée qui attirait. 
Donc sens inversé ce qui fait sens correspondant au poids de l'externe sur une île des pélicans qui étant la lie fait aussi partie de la "nature",  est donc réceptrice de nuages métalliques qui vont s'y incruster. 

Les paysages &  l'angoisse. Soit: 

-1.photographies par l'artiste de paysages des alentours 
-2. reporter le dessin sur une plaque de verre, l'outil pour dessiner étant le guidage de la projection des étincelles
d' incandescents qui vont opacifier le verre... 
La couleur des surfaces devrait être le bleu (bâches), peut-être le noir. 

- 3.         3  verres  terminés  seron t disponibles  pour  le

            vernissage le 9 aôut  aux Baraques                                                 (16h30)   


En outre, le jeudi matin, sous responsabilité de responsables de l'association, des proches pourront accéder un instant au travail se faisant de l'artiste. Possibilité de le photographier et filmer. (photos éventuellement films, pouvant, sur CD,  enrichir la publication prévue. Une jeune fille sollicitée pour ces faire... 

             Découverte le 9 de la présentation de 
            son oeuvre 
                      par Nicolas Daubannes, 
                                                       aux Baraques. 

 Echanges possibles en temps convivial qui suivra. 


 19 aôut : oeuvres aux Baraques, en grande salle. Possibilité de projeter le petit film fait à Vernoux et des photos pour montrer le travail.  Accueil des visiteurs partis le matin du centre du département et ayant visité plusieurs structures. Présentation de son travail par Nicolas Daubannes tenant compte des nouvelles questions posées mais aussi des échanges récents.  Possibilité d'intervenir pour ceux qui ont pu suivre le processus de production.

Temps de Danse avec l'image, pour ceux qui le souhaitent, une appropriation et restitution corporelle du travail de Nicolas sous la houlette d'Elicia...

Echanges à poursuivre auprès d'un apéritif. 

15 et 16 septembre : exposition des oeuvres aux Baraques  et projection du film 

en  cadre des journées du patrimoine.  




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2.2. Sciences

Engagement dans la fête de la science (restitution collective le samedi 13 octobre 2018 de 14 h30 à 16h30 aux Baraques, ou plus tard pour ceux qui le souhaitent...) 




Ce,  dans le cadre de la thématique nationale sur "les idées reçues".



Nous  avons  retenu "Poésie et idées reçues" Idées reçues à appréhender  à partir de réponses à des questionnaires à élaborer collectivement,  - puis  soumettre aux publics tout venant, par exemple au marché... 



- à  un  échantillon, autour de  l'Arbre Vagabond,  d'un  public donc  recoupant  largement  celui  des  Lectures sous l'arbre de Cheyne éditeur, dont , a priori, on pense qu'il sera plus qualifié




- ,à celui de notre stand au Salon du livre de Chalencon,le 29 juillet 



-aux scolaires -enseignants et  élèves  ou étudiants, de  l'école élémentaire  à l'enseignement  supérieur ( université et  grandes écoles) et peut-être  d'un Musée d'art contemporain apprécié ... 

Dépouillement  jusqu'à la mi-septembre - avec 1ère  amorce de restitution  en marge des journées du patrimoine - d'abord dédiées aux arts plastiques. Mises à profit d'autres rencontres  avant restitution  à la fois plus approfondie et plus synthétique,  le 13 octobre  aux Baraques... 


 - Pour préparation de celle-ci un gros travail à affectuer de collecte d'idées reçues, de préponses les véhiculant ou, au contraire,  les écartant.



Un classement entre idées reçues banales, réponses originales (à analyser et classer)... Autres réponses, travail de classement à faire, d'analyse en situant chaque réponse dans le contexte interne et/ou externe de l'envoi.

Ne pas omettre de questionner nos propres iées reçues, de voir s'il y en a ou non, et si oui, lesquelles... Tenter de cerner et comparer les liens  entre ces idées reçues et les niveaux scolaires...





Equipe spécialisée mobilisée  pour ce projet : 

Jacqueline Cimaz, Elyette Defay,  Eliane Baud, Nicole Bertholon,, Anne-Marie Bedoucha (critères universitaires, /professionnels & expérientiels)...

.Si d'autres personnes souhaitaient e nous aider dans le travail scientifique de recueil, dépouillement, analyse, classements...  (définition & utilisation de concepts et d'outils statistiques, d'analyse, synthèse & interprétation...), elles seraient bien accueuillies  (nous contacter au 0676577070)





 (A noter  la référence partagée en bonne  part, à un travail qui s'est déroulé en 1999-2000  avec l'équipe de Cheyne éditeur, l'école célestin-Freinet  et  l'Inspection départementale  de Bagnols-sur-Cèze (Gard) (soutien de  l'Inspection cadémique et du rectorat de Montpellier, du CRDP, des Ministères de  l'Education Nationale et de la culture (d'où  organisation  demandée  à la circonscription d'organiser un stage  poésie national avec donc responsable, Jacqueline Cimaz, Inspectrice de l'Education nationale Nationale  à l'époque, IA- IPR  ultérieurement , et Elyette  Defay, institutrice à l'époque à l'école Célestin Freinet participant avec ses collègues du cycle 3 à l'expériementation, devenue ensuite conseillère  pédagogique  en  circonscription  et  département  suite à cette  expérience  (donc réussite brillante aux examens professsionnels requis...etc).





Les poètes intervenants en cette expérimentation  :  

- Jean-François Manier poète,  éditeur et  organisateur avec  Simon Manier , des lectures sous l'arbre (auxquelles nous avons rencontré, avec Eliane et Amanda Baud, ou Anne-Marie Bedoucha, en 2017,  une  bonne trentaine  de membres et/ou  proches des Rias. 
Jean-François  est intervenu aux Rias, il y a plusieurs années.-Jean-Pascal  Dubost y a organisé à plusieurs époques des ateliers d'écriture, avant de partir en Brocéliande  où  nous l'avons rencontré en 2016. Une nouvelle  publication -  récente - à  commander  y  compris pour la bibliothèque. Nous suivons aussi Jean-Pascal en Poezibao et dixit...(allez voir sur le Net) David Dumortier  est également venu présenter son travail  et animer un atelier à Saint-Apollinaire-de-Rias ( on pourrait aussi citer Jacques Brémond, Patrick Maury , François Boddaert (Obsidiane)...
- Jean-Pierre Siméon qui outre son travail à Cheyne, s'occupe  chaque année du printemps des poètes - et est toujours en lien avec  Elyette Defay.
-Alain Serres revient par Rue du Monde... qui, ultérieurement , Avait de plus participé à l'expérimentation de  Bagnols, côté éducation ,  un jeune  musicien, Jean Discours, toujours conseiller pédagogique en musique sur le poste créé suite à l'expérimentation en ce projet. 
Une bonne équipe ayant travaillé avec - pour l'Eucation Nationale - Jacqueline Cimaz, responsable à l'organisation - et en tant qu'experts, aux contenus,  et donc à la richesse d'un stage national où les stagiaires,  venus de toute la France, étaient déjà relativement experts en poésie. Un régal dont ont pu bénéficier les enseignants et élèves du Gard Rhodanien. 



Un  héritage Education Nationale dont ont bénéficié Les Rias. 

Une politique de valorisation des savoirs assez  exceptionnelle en institution.  
Un travail qui,  après  celui  fait avec les  enfants  du bidonville de Villeneuve-le-roi et la sortie de  "Réussir  à  l'école" (Editions sociales)  a dû contribuer ce qui était rarissime  à l'époque, au reclassement de  I.E.N,Jacqueline Cimaz, (inspectrice de l'edu- cation nationale) en IA-IPR (Inspectrice d'Académie, Inspectrice pédagogique régionale, à la promotion de plusieurs conseillers pédagogiques, et surtout un travail qui a permis  ultérieurement  à de jeunes collégiennes issues de ll'iimmi-gration de réussir en français ,et, de là en toutes diciplines en collège, lycée, université.

 Le plus bel enseignement issu de ce travail? Faire comprendre que plus grande est la qualité des contenus d'enseignement, meilleure est la réussite dans les études d'élèves plutôt  voués à l'échec par  leur  origine sociale.  Encore faut-il  que  les  enseignants  soient  assez  formés  et  culturellement  ouverts,  pour, d'une  part,  apprécier la qualité des contenus, de l'autre, comprendre que  la réussite  des  jeunes  est  très souvent  liée au niveau d'aspiration qu'ont pour eux leurs enseignants.







Quand une "beurette" (mot gentil à l'époque en Gard Rhodanien)  interpèle  un jour,  en  rue  de Bagnols-sur-Céze, l'inspectrice  pour lui  dire : "Vous savez,  on a une remplaçante, elle m' a barré ".......-...................." en me  disant que c'était pas correct!!!  Quand même, c'est pas vrai, c'était  poétiquement  bien  quand  même ?  Non? (ce en quoi elle avait totalement raison!
 Merci  à  cette jeune fille, rencontrée de nouveau des années plus tard, en situation de réussite au lycée.Il va de soi qu'une visite  impromptue de la conseillère pédagogique informée, a vite  fait  découvrir  l'étendue  des incongruités  assénées par cette remplaçante,  non formée en poésie, ni apparemment, en pédagogie, et  des  dégâts  avec des  jeunes moins  sûres d'elles  que cette  jeune  qui  a  osé  interpeler l'équipe en s'adressant à l'inspectrice dans la rue.



          Comme quoi, l'exigence de qualité en matière de contenus d'enseignement (et bien sûr de  démarche  pédagogique, ) - témoignant  du  respect  des jeunes - fait  partie  des  fondamentaux  de  l'institution scolaire et du respect des autres. Merci à cette jeune fille d'avoir osé s'adresser à l'institution pour ce qu'elle considérait à juste titre comme une incompréhension  et/ou  méconnaissance inacceptable. Nous aimerions avoir de ses nouvelles en espérant qu'elle a pu accéder à l'université, et devenir professeure. 





A   cet  égard, la  qualité  et  les  exigences des éditions Cheyne et  de  leurs  porteurs, ont  permis  à nombre de jeunes que leur statut social condamnait à l'échec scolaire et social, de faire de  brillantes études  et  de  tirer  en avant  toute leur famille dont l'estime de soi était devenue  positive, peu à peu modifiée. en profondeur - une réussite dans la fratrie  tirant toutes  les générations et la  démarche de cette jeune élève faisant espérer que toutes ces filles  qui avaient  tant apprécié ce partenariat , auront pu éviter mariage et maternité à seize ans et  poursuivre des études débouchant sur un travail qualifié et intéressant.





Pouvoir dire à un ou un(e)  jeune qu'il ou elle  a fait quelque chose  de  génial - en  s'appuyant sur  du solide - validé, vérifié, à  partir  de  critères  partagés, expliqués  et  définis,  est le  meilleur  moyen  de l'amener à être de plus en plus  "génial."   A  condition  qu'il  y  ait  possibilité   de  s'appuyer  sur des  contenus innovants,  de  qualité  irréfutable , et  sur  leur   utilisation  en  formations  initiale  et continue des professeurs. 





Un  projet  avec Cheyne dont la  portée - durable-  est  toujours  à connaître et faire connaître. 


Un  apport dont il est possible, par le biais  de la  connaissance  des auteurs  de  Cheyne (et  d'autres -  pour peu qu'ils soient de  qualité, ) de faire bénéficier, en cadre associatif, les  enfants et  jeunes de ce plateau. 


Du déjà  en cours  : plus de trente personnes  membres  ou  proches  des   Rias, rencontrées   en   quelques   jours à Cheyne lors des lectures sous l'Arbre, l'été dernier. 


D'autres domaines d'excellence à mettre à profit sur  ce  pla-teau  comme le travail  en  technologie de Pierre  Béroud, et sans doute  d'autres personnes, en divers domaines. Une richesse  culturelle et humaine  à valoriser - p our tous.


La poésie, comme le maniement du français, constitue un domaine sensible, étant  souvent  considérée  comme marqueur  immuable d'un niveau scolaire et social durement acquis, d'où  le rejet  quelques fois, de toute création textuelle - poétique  ou non - qui engendrant de nouvelles normes met nécessairement les anciennes sinon au rebut,  du moins en  une certaine désuétude par rapport à la  banalisation  d'un  langage poétique qui, nécessairement, enrichit par sa polysémie ,langage  et pensée, ouvrant polyvalence et accès à la complexité. suscitant l'apparition de nouvelles normes ou, plus souvent, de nouvelles libertés dans la langue, c'est-à-dire en la faisant vivre.


Qui écrirait sur sa propre conception des différences entre une langue morte et une langue vivante?  Nous envoyer  vos textes soit  par la poste (envoi à à Association Les Rias Mairie 07240 Saint-Apollinaire-de-Rias), soit par courrie!  à jacqueline.cimaz@orange.fr qui fera suivre ou imprimera et donnera ou enverra  à toutes les personnes concernées.  


Un travail qui a besoin du collectif et de la diversité des formations et intérêts. 


Donc des apports de vous tous qui nous lisez...



















retour à une querelle des anciens & des modernes?

L'exposition Camboulive "Le privilège d'être vivant" , inscrite dans notre parcours d'art  - en salle- s'est développée dans le cadre d'un partenariat des Rias avec le Département de l'Ardèche et le  PNR des Monts d'Ardèche. Plébiscitée par ses nombreux visiteurs, elle a fait réfléchir, certes sur les arts visuels, mais aussi, 
plus largement, sur l'art - et donc, l'écriture. Un paroxysme a été atteint fin août début septembre quand plus de vingt-cinq de nos adhérents ont suivi divers "spectacles"des "Lectures sous l'arbre" 2017, de Cheyne Editeur, universellement connues pour leur qualité, et quand on été introduits en bibliothèque des livres de ces poètes qui font avancer la langue, comme Albane Gelé ou Loïc Demey, jeune auteur phare de ces journées, retenus pour l'animation des stages des Lectures sous l'arbre comme auteur de l'année et dont un texte remarquable était présenté à la bibliothèque de saint-Agrève puis dans la grande salle avec gradins où un acteur, de plus  directeur du théâtre national populaire de Villeurbanne faisait vivre ce texte et l'émotion d'un public qui a ovationné cette très belle "lecture"!
De nouveaux livres en bibliothèque pour les découvrir. Certes ils sont tous sortis, mais pour répondre à la demande d'autres exemplaires devraient être en place dès mardi 18.

Plus grave certains parents, outrés,  ont fait part à l'équipe de ragots les mettant en garde à l'égard de l'équipe de la bibliothèque qui ne saurait pas que "femme" n'est pas un verbe!  Allusion au poème "Je femme" d'Albane Gelé. 

Deux arguments pour les rassurer :
- la création artistique - mais aussi scientifique- suppose la création de nouvelles normes donc la mise en cause 
des normes existantes ; d'ailleurs dans toute étude d'un nouvel auteur(e) on fait découvrir ce qu'il ou elle a introduit de nouveau, en quoi il ou elle a innové, inventant de nouvelles normes à étudier. Cela s'apprend, de manière de plus en plus approfondie, de l'école élémentaire au collège puis au lycée, à l'université et dans les grandes écoles... (il en va de même pour le théâtre, les arts plastiques, la musique, l'architecture...)
- les résultats scolaires des jeunes ayant participé aux activités - théâtre, ateliers d'écriture... des Rias : tous reçus au brevet et au bac et avec un nombre inédit de mentions des plus prestigieuses.

Certes on peut rire de tels propos dévoilant l'ignorance de ceux qui les véhiculent et ignorent ce qui fait la spécificité de l'écriture poétique ou littéraire, de la création en général. On pourrait rire si cela n'était si proche de propos et pratiques qui se sont développés en périodes les plus sombres de l'histoire européenne, américaine - et notamment sud-américaine...etc   Et à un moment, aujourd'hui, où le développement des big data réduit chaque jour le pouvoir de chacun sur son propre savoir (cf la "disruption") c'est-à-dire l'autonomie de chacun.


Mais au fait Jean-Pascal Dubost n'avait-il écrit en 2003,et publié,  "C'est corbeau" - à Cheyne ? Y aurait-il une régression culturelle depuis 2003? 


Jean-Pascal devait déjà connaître le travail de Gherasim  Luca explorant l'écriture poétique sans verbe...


Mais au fait, nos détracteurs ont-ils jamais appris  à discerner les spécificités de l'écriture poétique, ces spécificités qui font qu'on l'identifie comme poétique ? Les" critères" du poétique ?


Pour vous aider à comprendre  ce qui parait d'un rétro peu compréhensible, nous vous proposons un exercice d'écriture.


A partir d'un extrait de "JE,D'UN ACCIDENT OU D'AMOUR" (Loïc Demey Cheyne Editeur 2016,


le traduire en langage courant/correct

Ensuite comparer votre traduction au texte de Loïc Demey, relever les modifications et analyser leurs incidences sur le ou "les"' sens du texte. Exemple : "Adèle se banc" si vous traduisez par "Adèle s'assoit sur un banc" et/ou par d'autres verbes. Quelles différences cela entraine-t-il quant aux nuances de sens? Créez d'autres exemples...
Rôle des pronoms ? (ex Adèle banc/Adèle se banc. Nuances?)...Autres connotations? 
Si cela vous intéresse faites en d'autres et envoyez-nous le tout !)



lundi 25 juin 2018

Actualisation 2018

                                                            ECRIVAINERIES 


Un  modeste travail éditorial toujours actif, non marchand et à double visée :

1. Recherche artistique et littéraire par et dans l'écriture

Quand s'imposent de plus en plus les écritures numériques, de moins en moins rivales - du moins pour nos usages associatifs - mais de plus en plus complémentaires des écritures papier.

Ceci favorise  lectures analytiques, pérennes, qu'on peut par exemple consulter pour comparer les écrits de diverses périodes d'écriture d'un même auteur.

Où on peut ainsi établir que les multiples relectures diverses induisant "des corrections" des uns et des autres s'avèrent souvent destructrices en ce qui concerne la richesse d'un texte innovant qui y perd tout intérêt et parfois toute fraîcheur  quand  une certaine normalisation va nécessairement  à l'encontre de toute innovation dans  l'apport personnel et sensible de l'au-teur et donc de sa créativité!

D'où la décision prise lorsqu'une 1ère épreuve a été validée par  les responsables éditoriaux, de ne plus accepter de nouvelles "corrections" surtout venant de personnes  qui  ne s'étant jamais confrontées à l'écriture littéraire n'ont aucune compétence en la matière.

De plus, une banalisation du texte qui enlève personnalisation et émotion et leur inscription dans la langue, ce que ne peut accepter aucun éditeur même, sinon d'autant plus,  non professionnel. D'où la règle retenue : on ne change plus un tapuscrit après validation conjointe de l'auteur(e) et de l'édit(eur)(-rice) sauf  après retravail de ceux-ci,  et avant date buttoir retenue. Règle valable pour tout nouveau tapuscrit d'autant que dans  l'exemple  évoqué, le coût  revient  à  plus de 30000€ en fournitures, impressions  et temps de travail qualifié. 

Le plus grave, cependant, réside dans le manque à gagner pour l'auteur, manque à gagner non seulement financier,  mais surtout dans son apprentissage et sa pratique  d'une écriture riche et polysémique,  brutalement mutilée, réduite à l'écriture correcte d'un assez bon élève de CE2 par suppression de tout  ce  qui relevait  de  la  création et  d'une écriture littéraire, forte de sens, pourvoyeuse d'un type inédit de compréhension et d'appropriation du réel. 

Adopter donc la règle professionnelle -l'amateurisme en ce domaine ayant montré ses dangers,  et le gâchis suscité y compris quant à la santé d'un auteur qui n'est encore pas professionnel, mais dont le 1er jet était remarquable, lourd de sens et d'émotion qui s'inscrivant dans la lan-gue, faisant oeuvre de création inédite et témoignant d'une incontestable qualité d'écriture.

Faire comprendre que la création poétique et littéraire, comme la création picturale, passe nécessairement  par  la mise en  cause de  normes  antérieures, mise en cause répondant au besoin d'inscrire son ressenti dans la langue si ce n'est du besoin de le partager, ce qui  peut  être  créateur de nouvelles normes. 

Il a fallu quelques décennies pour le faire appréhender dans le domaine de la peinture. L'émotion créée par les bombardements de Guernica et Lleida, et la force du travail de Picasso ont créé les conditions émotionnelles de cette compréhension d'une nouvelle écriture plastique.

Par contre là, après publication et diffusion du livre de Bernard, il va de soi que l'organisation d'ateliers d'écriture s'impose. Des apports de ceux-ci qui peuvent être intéressants et  débou-cher sur une réédition "revue et augmentée")

 Editions qui, bien qu'associatives, sont toujours communiquées à la BNF (Bibliothèque Natio-nale de France) où elles sont répertoriées et où chacun des auteurs édités peut se retrouver -  en toute légalité, ce qui, de plus, nous le faisait remarquer l'un d'entre eux, met tout le monde à l'abri de tout piratage ou autre éventuel détournement frauduleux.