lundi 7 septembre 2015

Du « Vagin de la reine » à « Demain c’est loin »

 Quand la 2ème vandalisation de l’œuvre d’Anish Kapoor attire l’attention de la population sur la force créatrice de l’art contemporain,  sur les réactions qu’elle peut  créer,  souvent  liées  à des  fragilités  psychologiques  et  positions idéologiques, nous  revenons sur un article en cours de publication. ..
« Il y a quelques mois, "Demain c'est loin", oeuvre du Parcours d'art de Saint-Apollinaire-de-Rias était volée. Pablo Garcia, artiste, la refaisait et réinstallait, consolidée. Cette fois, elle n'a pu être enlevée mais a été vandalisée et se trouve très abîmée, beaucoup plus qu'il n'y paraissait au premier abord, lors du dépôt de plainte.
 D'un avis général, quasi unanime, on nous dit, soit - "on vous en veut", soit, "on en veut à l'art contemporain"!  
D'un commun accord avec l'artiste, nous avons décidé de ne pas faire refaire l'oeuvre - une oeuvre aidée par la Région dans le cadre du CDDRA, par le département de l'Ardèche, par la Communauté de communes du Pays de Vernoux et par les municipalités de Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Basile, et, bien sûr, Saint-Apollinaire-de-Rias. 
Par contre, nous avons décidé d'"enrichir" l'oeuvre par son histoire, l'histoire de ce vandalisme, qui finalement, prouve la force de l'art. Il s'en reparlera lors de l'inauguration de l'exposition de restitution de la résidence de Pablo Garcia, sous peu, au moment des journées du patrimoine - cette oeuvre inscrite dans le projet "Mémoires de clandestinités", faisant partie du patrimoine du 21ème siècle.
Pour Pablo, elle a d'ailleurs été  aussi une réponse au non signalement sur l'autoroute Narbonne-Bordeaux, avant Toulouse, du camp de Bram où furent internés nombre de réfugiés de la "retirada" après le renversement de la République espagnole par Franco. Effectivement, si Bram, en tant que ville, est annoncée sur l'autoroute, rien n'évoque là l'existence passée d'un camp. 
Nous invitons tous et chacun a écrire son ressenti, ses idées à ce sujet. Une rubrique qui va s'enrichir et contribuer au développement de l'art contemporain et de sa connaissance sur le plateau. Une manière de reconnaître aussi tous ceux qui comme André Péatier, Alfred Juston, Robert Combe père…  et  bien d'autres, ont risqué leur vie pour la libération de ce plateau, ou pour cacher, tout près de Chanalettes, la famille Schlenker. Bientôt un 1er article. »
Ecrivions nous il y a 72h.  La question est aussi posée d’une place accrue de l’art contemporain dans l’enseignement, de la maternelle à l’université…
L’enquête  est  en cours. Nous invitons la personne ou les personnes responsable(s) de cette vandalisation à prendre contact  avec nous pour trouver une solution à l’amiable.
                                                                                                                                            J.Cimaz                                                                                                         
   Ont co-signé cet article, par ordre alphabétique :


- Eliane Baud, bibliothécaire
- Nicole Bertholon, association Les Rias, IEN honoraire, Officier des Palmes  Académiques
- Christian  Bontzolakis, auteur
- Viviane Bouquet,  membre  des Rias
- Sebastien Camboulive, artiste
- Jacqueline Cimaz, Les Rias, EPN, IA-IPR honoraire, commandeure  des  Palmes  Académiques
- Michel Cimaz, Maire de Saint-Apollinaire-de-Rias, vice-président chargé de la culture à la Communauté de communes, Officier des Palmes Académiques
- Martine Diersé, artiste
- Alain Fluchaire, Les Rias, chef d’équipe ayant contribué  à   «En attendant la mer »
- Pablo Garcia, artiste
- Geneviève Greco, Les Rias
- Jean-Marie Mengin,  membre actif des Rias, conseiller municipal,  auteur de blogs
- Régine Raphoz, artiste
- Claudie Roche, Les Rias
- André Roche, Les Rias
- Didier Tallagrand, artiste
-Hervé Vignal, les Rias, artisan, ayant contribué  à   «En attendant la mer »


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